Rome
Le Carême, pour Benoît XVI : « une occasion de «redevenir» chrétiens »
« Que signifie se convertir ? », question et réponse du pape
Le carême pour « prendre conscience des risques » courus par la vie spirituelle
Lettre à Mgr Wielgus: « Proximité et compréhension » de Benoît XVI
COMECE : Congrès pour le 50e anniversaire des Traités de Rome
International
Carême 2007 : Les orthodoxes invitent tous les chrétiens à jeûner ensemble
Vietnam : Opération de police à Huê contre le P. Nguyên Van Ly
Inde : Les évêques condamnent l'attentat contre le « train de l'amitié »
France : Le diagnostic prénatal « systématique pour ma maladie »
- Documents -
Audience du 21 février : Le sens du Carême
Le pape répond aux séminaristes : la question du « carriérisme » dans l'Eglise (I)

Rome
Le Carême, pour Benoît XVI : « une occasion de «redevenir» chrétiens »
Catéchèse du mercredi des Cendres (1)
ROME, Mercredi 21 février 2007 ( ZENIT.org ) – Le Carême est « une occasion pour ‘redevenir' chrétiens », pour les baptisés dont le baptême ne semble pas toujours « très efficace », a fait observer Benoît XVI dans sa catéchèse du mercredi consacrée à la signification du carême, dans l'Eglise primitive et aujourd'hui.
Libérés du mal
Dans sa catéchèse en italien, le pape expliquait le sens du carême à partir du dessein de salut de Dieu: « Il s'agit de quarante jours au cours desquels la liturgie nous aidera à revivre les étapes principales du mystère du salut. Comme nous le savons, l'homme avait été créé pour être l'ami de Dieu. Mais le péché de nos ancêtres a brisé cette relation de confiance et d'amour, et a rendu par conséquent l'humanité incapable de réaliser sa vocation originelle. Toutefois, grâce au sacrifice rédempteur du Christ, nous avons été rachetés au pouvoir du mal ».
Enfant de Dieu
«Benoît XVI soulignait ensuite la signification baptismale du carême en disant : « Mort au péché dans le Christ, le baptisé renaît lui aussi à la vie nouvelle, rétabli gratuitement dans la dignité d'enfant de Dieu. C'est pourquoi, dans la première communauté chrétienne, le Baptême était considéré comme la «première résurrection» . Dès les origines, donc, le Carême est vécu comme le temps de la préparation immédiate au Baptême, qu'il faut donner solennellement au cours de la Veillée pascale. Tout le Carême était un chemin vers cette grande rencontre avec le Christ, cette immersion dans le Christ et ce renouveau de la vie ».
Redevenir chrétiens
Puis le pape soulignait le lien pour les baptisés entre ce sacrement et le carême annuel : « Nous sommes déjà baptisés, mais souvent, le Baptême n'est pas très efficace dans notre vie quotidienne. C'est pourquoi, pour nous aussi, le Carême est un ‘catéchuménat' renouvelé, dans lequel nous allons à nouveau à la rencontre de notre Baptême pour le redécouvrir et le revivre en profondeur, pour devenir à nouveau réellement chrétiens. Le Carême est donc une occasion de «redevenir» chrétiens, à travers un processus constant de changement intérieur, et de progrès dans la connaissance et dans l'amour du Christ ».
Un chemin de toute la vie
« La conversion, faisait observer le pape, n'est jamais faite une fois pour toutes, mais c'est un processus, un chemin intérieur de toute notre vie. Cet itinéraire de conversion évangélique ne peut certes pas se limiter à une période particulière de l'année: c'est un chemin quotidien, qui doit embrasser tout l'arc de l'existence, chaque jour de notre vie. Dans cette optique, pour tout chrétien et pour toute communauté ecclésiale, le Carême est le temps spirituel favorable pour s'entraîner avec une plus grande ténacité à chercher Dieu, en ouvrant son cœur au Christ ».
Un temps eucharistique
Après le carême sous le signe du baptême, le pape exprimait ce vœu d'un carême « eucharistique » : « Que la période du carême, que nous commençons aujourd'hui par le rite austère et significatif de l'imposition des Cendres, soit pour tous une expérience renouvelée de l'amour miséricordieux du Christ, qui sur la Croix a versé son sang pour nous. Mettons-nous docilement à son école, pour apprendre à «redonner», à notre tour, son amour à notre prochain, en particulier à ceux qui souffrent et qui sont en difficulté. Telle est la mission de tout disciple du Christ, mais pour l'accomplir il est nécessaire de rester à l'écoute de sa Parole et de se nourrir avec assiduité de son Corps et de son Sang. Le chemin du carême, qui dans l'Eglise antique est le chemin vers l'initiation chrétienne, vers le Baptême et l'Eucharistie, soit pour nous baptisés un temps «eucharistique» au cours duquel participer avec une plus grande ferveur au sacrifice de l'Eucharistie. Que la Vierge Marie qui, après avoir partagé la passion douloureuse de son divin Fils, a fait l'expérience de la joie de sa résurrection, nous accompagne au cours de ce Carême vers le mystère de la Pâque, révélation suprême de l'amour de Dieu ».
ZF07022101
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« Que signifie se convertir ? », question et réponse du pape
Catéchèse du mercredi des Cendres (2)
ROME, Mercredi 21 février 2007 ( ZENIT.org ) – « Que signifie, en réalité, se convertir ? » Benoît XVI a posé cette question et y a répondu dans sa catéchèse du Mercredi des Cendres en la salle Paul VI du Vatican en repartant du « désir de Dieu ». « Se convertir signifie chercher Dieu », répondait le pape.
Désirer Dieu, c'est rejeter le mal
« Souhaitons, disait le pape, que nous commencions réellement à désirer Dieu et ainsi, à désirer la vie véritable, l'amour lui-même et la vérité. (…) Le désir sincère de Dieu nous conduit à rejeter le mal et à accomplir le bien. Cette conversion du cœur est tout d'abord un don gratuit de Dieu, qui nous a créés pour lui et qui nous a rachetés en Jésus Christ: notre véritable bonheur consiste à demeurer en Lui. C'est pour cette raison qu'il prévient lui-même, par sa grâce, notre désir et qu'il accompagne nos efforts de conversion ».
Ce n'est pas se réaliser soi-même
« Que signifie, en réalité, se convertir?, interrogeait le pape. Se convertir signifie chercher Dieu, aller avec Dieu, suivre docilement les enseignements de son Fils, de Jésus Christ; se convertir n'est pas un effort pour se réaliser soi-même, car l'être humain n'est pas l'archétype de son propre destin éternel. Ce n'est pas nous qui avons créé nos propres personnes. C'est pourquoi la réalisation de nous-mêmes est une contradiction et c'est également trop peu pour nous. Nous avons un destin plus haut. Nous pourrions dire que la conversion consiste précisément à ne pas nous considérer les «créateurs» de nous-même et ainsi découvrir la vérité, car nous ne sommes pas les auteurs de nous-mêmes ».
Dépendre de Dieu, la liberté
« La conversion consiste, expliquait encore Benoît XVI, à accepter librement et avec amour de dépendre en tout de Dieu, notre véritable Créateur, de dépendre de l'amour. Ce n'est pas dépendance mais liberté. Se convertir signifie alors ne pas rechercher un succès personnel — cela qui passe — mais, en abandonnant toute certitude humaine, se mettre avec simplicité et confiance à la suite du Seigneur pour que Jésus devienne pour chacun, comme aimait à le répéter la bienheureuse Teresa de Calcutta, «mon tout en toute chose». Celui qui se laisse conquérir par Lui ne craint pas de perdre sa vie, car sur la Croix Il nous a aimé et s'est donné lui-même pour nous. Et précisément en perdant notre vie par amour nous la retrouvons ».
Benoît XVI mentionnait son message pour le carême (cf. Zenit du 13 février) en disant : « J'ai voulu souligner l'immense amour que Dieu éprouve pour nous dans le message pour le Carême, publié il y a quelques jours, afin que les chrétiens de chaque communauté puissent s'arrêter spirituellement, au cours du temps quadragésimal, avec Marie et Jean, le disciple bien-aimé, aux côtés de Celui qui, sur la Croix, a consommé pour l'humanité le sacrifice de sa vie ».
La miséricorde pour les distraits
« Oui, chers frères et sœurs, la Croix est la révélation définitive de l'amour et de la miséricorde divine également pour nous, hommes et femmes de notre époque, trop souvent distraits par des préoccupations et des intérêts terrestres et passagers. Dieu est amour, et son amour est le secret de notre bonheur. Cependant, pour entrer dans ce mystère d'amour, il n'y a pas d'autre voie que celle de nous perdre, de nous donner, la voie de la Croix. «Si quelqu'un veut marcher derrière moi — dit le Seigneur —, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive». Voilà pourquoi la Liturgie du carême nous invite à réfléchir et à prier, et nous incite à mettre davantage en valeur la pénitence et le sacrifice, pour rejeter le péché et le mal et vaincre l'égoïsme et l'indifférence. La prière, le jeûne et la pénitence, les œuvres de charité envers nos frères deviennent ainsi les chemins spirituels pour retourner à Dieu, en réponse aux appels répétés à la conversion contenus également dans la liturgie d'aujourd'hui ».
ZF07022102
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Le carême pour « prendre conscience des risques » courus par la vie spirituelle
Benoît XVI salue les jeunes, les malades et les jeunes mariés
ROME, Mercredi 21 février 2007 ( ZENIT.org ) – « Prendre conscience des risques auxquels est exposée notre vie spirituelle », c'est l'une des dimensions du carême, comme Benoît XVI l'expliquait ce matin aux jeunes.
Avant de rencontrer les fidèles du monde entier en la salle Paul VI du Vatican, Benoît XVI a en effet rencontré les jeunes en la basilique Saint-Pierre. Les visiteurs étaient trop nombreux pour la salle Paul VI, et le temps trop mauvais pour la place Saint-Pierre.
« Je suis heureux de vous accueillir et d'adresser à chacun une cordiale bienvenue, avec une salutation spéciale pour les nombreuses écoles présentes. Le carême commence aujourd'hui, un temps liturgique ‘fort' de prière, temps de pénitence, et d'engagement à servir les frères, à vivre en conservant le regard fixé sur Jésus qui marche vers sa mort et sa résurrection ».
« Chers jeunes, ajoutait le pape, ressentez cette invitation comme étant adressée à chacun de vous personnellement par le Christ et accueillez-le avec générosité. En faisant fidèlement le chemin austère du carême, vous pourrez prendre conscience des risques auxquels est exposée votre vie spirituelle et vous serez encuragés à réaliser avec joie votre vocation chrétienne ».
« A vos côtés se tient Marie, la Femme de l'espérance, qui, par sa tendresse maternelle, vous soutient et vous conduit au cours de ces quarante jours qui mènent à Pâques. Renouvelés intérieurement, avec son aide, vous pourrez célébrer le grand mystère pascal, événement central du salut et révélation suprême de l'amour miséricordieux de Dieu ».
Saluant les malades et les jeunes mariés, le pape disait, en italien, à la fin de l'audience en la salle Paul VI : « Ma pensée se tourne vers les malades et les jeunes mariés. Bienvenus chers amis. Il y a dans le coeur du pape une place spéciale pour vous. A vous tous et aux personnes qui vous sont chères, j'adresse une salutation affectueuse, que j'accompagne d'une bénédiction spéciale ».
Benoît XVI a également salué les jeunes de France en disant : « J'accueille avec joie les pèlerins francophones venus à cette audience. Je salue en particulier les séminaristes du Séminaire universitaire des Carmes, de Paris, accompagnés de leurs formateurs, ainsi que tous les jeunes venant de France. Que la Vierge Marie vous accompagne pendant ce temps du Carême pour vous préparer à revivre le mystère de la Pâque, révélation suprême de l'amour de Dieu! Avec ma Bénédiction apostolique ».
ZF07022103
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Lettre à Mgr Wielgus: « Proximité et compréhension » de Benoît XVI
Benoît XVI invite l'archevêque à reprendre son ministère sacerdotal
ROME, Mercredi 21 février 2007 ( ZENIT.org ) – Dans une lettre à Mgr Stanislas Wielgus, archevêque démissionnaire de Varsovie, le pape Benoît XVI lui exprime sa « proximité spirituelle » et sa « compréhension fraternelle ».
La lettre est en date du 12 février, et elle a été rendue publique hier, mardi, à Varsovie par le nonce apostolique, Mgr Józef Kowalczyk, dans le cadre de la réunion du conseil permanent de la conférence épiscopale polonaise.
Cette publication survenait aussi à la veille de la journée de prière et de pénitence pour le clergé polonais fixée au Mercredi des Cendres par une lettre pastorale de la conférence des évêques en date du 12 janvier, après les démissions de l'archevêque. Le pape a encouragé cette journée lors de l'angélus de dimanche dernier (cf. Zenit du 18 février 2007). Le clergé polonais est la première institution du pays à avoir décidé d'examiner systématiquement ses anciennes relations avec la police secrète communiste (SB).
L'archevêque, nommé le 6 décembre, avait démissionné le 7 janvier (cf. Zenit du 7 janvier 2007), jour prévu pour son installation liturgique, après avoir nié dans un premier temps puis reconnu publiquement une collaboration avec les services de la SB.
« La mission épiscopale, aujourd'hui comme par le passé, écrit le pape, est marquée par la souffrance. Que notre Seigneur ne cesse de vous soutenir de sa grâce ».
Benoît XVI évoque la lettre de démission de l'archevêque et le remercie de sa confiance. L'archevêque y exprime, souligne le pape, « la douloureuse souffrance de son cœur », et dit être « conscient » que la situation en lui permettait plus de « commencer son service épiscopal avec l'autorité indispensable » qu'elle suppose.
Cette démission constitue, souligne le pape, « un acte de profonde sensibilité pour le bien de l'Eglise de Varsovie et de Pologne », et un signe de « son humble détachement des hautes charges ».
Benoît XVI mentionne les « circonstances exceptionnelles » dans lesquelles Mgr Wielgus exerçait son ministère « lorsque le régime communiste de Pologne utilisait tous les moyens possibles pour étouffer la liberté des citoyens et spécialement du clergé ».
Le pape souligne par ailleurs que l'archevêque a fait « preuve d'une grande piété » et « d'un amour profond de Jésus Christ et de l'Eglise » en tant que recteur de l'université de Lublin, et en tant qu'évêque de Plock.
Benoît XVI encourage Mgr Wielgus à « poursuivre avec un coeur confiant et serein » et à reprendre son activité au service du Christ afin de mettre ses « grandes qualités sacerdotales au service de l'Eglise de Pologne ».
Selon les documents laissés par la police communiste, Mgr Wielgus aurait collaboré avec la SB pendant vingt ans, de 1967 à 1987.
Un tribunal spécial, chargé de juger de la véracité des accusations sur la collaboration avec la SB, décidera la semaine prochaine s'il est compétent pour examiner ce cas, le premier d'un ecclésiastique de haut rang, indique l'AFP.
ZF07022104
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COMECE : Congrès pour le 50e anniversaire des Traités de Rome
Avec la participation du Saint-Siège
ROME, Mercredi 21 février 2007 ( ZENIT.org ) – A l'occasion du 50e anniversaire des Traités de Rome, la Commission des Episcopats de la Communauté Européenne ( COMECE ) organise un congrès à Rome, du 23 au 25 mars 2007 sur le thème : « Valeurs et Perspectives pour l'Europe de demain ».
Le congrès s'achèvera le dimanche 25 mars - 5e dimanche de carême - par la prière de l'angélus avec le pape Benoît XVI, Place Saint-Pierre.
Le Saint-Siège sera représenté à ce congrès par son « ministre des Affaires étrangères », Mgr Dominique Mamberti, Secrétaire pour les Relations avec les Etats.
La COMECE organise ce Congrès européen à Rome pour commémorer le 50e anniversaire de la signature des Traités de Rome, qui a institué les Communautés européennes.
Les organisateurs attendent 400 participants de toute l'Europe.
La rencontre se propose de permettre aux chrétiens d'identifier et d'affirmer les valeurs qui ont porté le projet européen depuis ses débuts et qui doivent aujourd'hui être revivifiées afin que l'Union européenne puisse répondre aux ambitions que les citoyens et le monde forment pour elle.
Le Congrès s'ouvrira sur la remise du rapport du Comité des Sages, mis en place par la COMECE en septembre dernier, intitulé « Une Europe de valeurs ».
Basé sur les conclusions de ce rapport et enrichi des échanges au cours des différents ateliers, le texte du « Message de Rome » sera ensuite proclamé samedi après-midi et confié au président du Conseil italien.
Les participants adresseront ce « Message de Rome » également aux chefs d'Etats et de gouvernements réunis au Conseil européen de Berlin le 25 mars.
Les délégations des 23 conférences épiscopales de l'Union européenne, des mouvements catholiques et de communautés religieuses catholiques participeront à cet évènement, notamment l'Union des Conférences européennes de Supérieur(e)s Majeur(e)s ( UCESM), l'association de sœurs et de frères dominicains ESPACES (Spiritualités, cultures et société en Europe), le Bureau européen d'information des Jésuites (OCIPE), le réseau IXE qui regroupe des représentants des Semaines Sociales de France, du ZDK allemand, des Propagandistas espagnols et le réseau Retinopera italien.
Des personnalités politiques européennes de premier plan interviendront tels M. Romano Prodi, Président du Conseil (Italie), Mme Mary McAleese, Présidente de l'Irlande, M. Wolfgang Schäuble, Ministre de l'Intérieur, (Allemagne) M. Hans-Gert Pöttering, Président du Parlement européen, MM. Peter Sutherland, Marcelino Oreja et Mario Monti, anciens Commissaires européens, etc.
Pour les autres confessions chrétiennes prendront la parole le Métropolite Emmanuel, membre du Saint Synode du Patriarcat Œcuménique et Métropolite de France et le Pasteur Jean-Arnold de Clermont, Président de la Conférence des Eglises Européennes.
ZF07022105
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International
Carême 2007 : Les orthodoxes invitent tous les chrétiens à jeûner ensemble
Cette année tous les chrétiens fêteront Pâques à la même date, le 8 avril
ROME, Mercredi 21 février 2007 (
ZENIT.org ) – A l'occasion du carême 2007, l'Eglise orthodoxe invite tous les chrétiens à « suivre ensemble la sainte tradition du jeûne de Carême ».
L'invitation a été lancée par la Métropole orthodoxe roumaine d'Europe occidentale et méridionale, qui a son siège à Paris et qui est un diocèse de l'Eglise orthodoxe roumaine.
Le site Orthodoxie publie le Document invitant les chrétiens à s'unir à travers le jeûne et la prière pendant le carême 2007.
Rappelant que cette année, la date de Pâques est, comme en 2004, commune à tous les chrétiens (le 8 avril) les chrétiens orthodoxes précisent que ce jeûne du carême vécu ensemble est une « contribution à l'unité chrétienne ».
Dans son Discours catéchétique à l'occasion du Carême 2007, le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée explique le sens du jeûne du Carême.
Il rappelle tout d'abord que « c'est en prenant de la peine que l'on acquiert ce qui est bon ».
« Les biens spirituels sont… un don de la Grâce de Dieu, mais à une condition préalable toutefois : celle de Le rechercher en tout premier lieu ainsi que Son Amour », explique-t-il.
Evoquant la parabole du fils prodigue, il affirme que pour nous retrouver dans les bras paternels de Dieu, « il faudra… nous détourner de nos péchés, et principalement de la passion que nous avons de nous-même ; les caroubes dont les porcs se nourrissaient en sont le symbole ».
« C'est en nous livrant à un combat spirituel volontaire et zélé que nous ferons la preuve de la sincérité de notre désir de l'amour de Dieu », insiste-t-il.
« Le jeûne… n'exprime pas le rejet des nourritures bénies, mais la privation volontaire de l'apaisement qu'elles procurent au corps », poursuit-il.
« Le but principal est de détacher notre âme de l'intérêt exclusif pour notre ego. Le jeûne vise par ailleurs à rendre le corps propice et obéissant à l'esprit qui le gouverne, à en faire l'instrument et non le chef de la personne humaine ».
Le patriarche de Constantinople précise par ailleurs que « l'ascèse spirituelle doit être pratiquée dans la joie ; son objectif premier doit être d'introduire notre cœur dans l'amour et la joie de Dieu ».
« Cet amour et cette joie expulsent de l'intérieur de notre être toute amertume et toute rancœur, toute protestation et tout grief, à l'encontre de nos frères humains ; la paix que rien ne trouble et qui est au-dessus de tout, la paix de Dieu entre alors en nous et rayonne autour de nous », affirme le patriarche orthodoxe.
ZF07022106
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Vietnam : Opération de police à Huê contre le P. Nguyên Van Ly
Et contre des membres d'un parti politique non autorisé
ROME, Mercredi 21 février 2007 ( ZENIT.org ) –Une opération de la police vietnamienne a eu lieu à Huê contre le P. Nguyên Van Ly et un certain nombre de membres d'un parti politique non autorisé, annonce aujourd'hui « Eglises d'Asie », l'agence de missions étrangères de Paris (EDA 458, eglasie.mepasie.org ).
Selon une dépêche de l'Agence France-Presse (1), citant des sources policières vietnamiennes, le P. Nguyên Van Ly a été arrêté à la suite d'un « contrôle administratif à la résidence » du prêtre catholique à Huê, la police soupçonnant des « actes de violation de la loi ». Aucun détail sur les motifs ni la durée de détention du prêtre n'ont été donnés.
Selon des sources proches du P. Ly, dimanche 19 février, le deuxième jour du Têt, à 19 heures (heure locale), un grand nombre de véhicules de police se sont garés à proximité du bâtiment appelé Nha Chung, appartenant au complexe de l'archevêché – sis rue Nguyên Truong Tô –, où résident l'archevêque et un certain nombre de prêtres, dont le P. Nguyên Van Ly. Aux alentours de 20 heures, le bâtiment a été cerné par une soixantaine de policiers et les communications téléphoniques neutralisées. Un groupe de policiers, conduit par un colonel spécialiste des affaires religieuses, s'est introduit alors dans la chambre du P. Ly et en a entrepris la fouille. Une armoire dont le P. Ly a refusé de donner la clé a été forcée devant le prêtre secrétaire de l'archevêché, appelé comme témoin. Six ordinateurs portables, six téléphones mobiles appartenant au P. Ly et à ses collaborateurs ainsi que de nombreux documents ont été confisqués. Le P. Ly, après avoir proclamé qu'il entamait une grève de la faim, a cependant répondu par écrit aux questions qui lui ont été posées par la police, faisant suivre sa réponse de sa signature et de celle du témoin.
Dans la nuit qui a précédé le jour de l'an (nuit du 16 au 17 février), des fouilles avaient déjà été accomplies chez des collaborateurs proches du P. Ly, membres du parti Dang Vietnam Thang Tiân (Parti pour le progrès du Vietnam), Nguyên Phong et Nguyên Binh Thanh. Par la suite, les deux militants ont été amenés par la police et l'on était sans nouvelles d'eux, le 20 février.
On a appris également que, dans la journée du lundi 19 février, la police avait fait irruption chez la secrétaire du parti Dang Vietnam Thang Tiên, Hoang Thi Anh Dao, à Huê. Après avoir fouillé l'appartement, confisqué l'ordinateur, des documents et un agenda, les policiers ont conduit la secrétaire au siège la Sécurité locale pour interrogatoire. Elle était encore gardée par la police, lundi 19 février. D'autres membres du mouvement démocratique ont également été inquiétés. La résidence du P. Pham Van Loi, proche du P. Ly, a été soumise à une surveillance policière pendant les trois premiers jours du Nouvel An.
Le P. Nguyên Van Ly, bien connu pour sa lutte pour la liberté religieuse et les longs séjours en prison que celle-ci lui a valus, est l'un des animateurs du mouvement démocratique appelé « Bloc 8406 », fondé au mois d'août de l'année dernière. Le mouvement a publié un certain nombre de manifestes et fait paraître régulièrement une revue non autorisée dont le titre est Tu do Ngôn Luân (‘Liberté d'expression'). Le même groupe démocratique est à l'origine de la création du parti, lui aussi non autorisé, le Parti pour le Progrès du Vietnam (Dang Vietnam Thang Tiên). Sa création a été annoncée le 8 septembre dernier. Dans sa déclaration, il affirmait suivre les valeurs universelles des droits de l'homme, les valeurs culturelles et morales vietnamiennes et les idéaux énoncés dans les manifestes du Bloc 8406. C'est ce parti qui semble visé dans l'opération policière du premier jour de l'an.
Le P. Nguyên Van Ly, qui a passé dix ans en prison – de 1977 à 1978 et de 1983 à 1992 – pour « opposition à la révolution », avait lancé une campagne pour la liberté religieuse à la fin de l'année 2000. Commencée au mois de novembre 2000 (2), dans le cadre de revendications locales – des terrains paroissiaux confisqués par l'Etat –, la campagne du P. Ly avait vite pris une dimension interreligieuse, nationale et même internationale. Elle a été tout de suite marquée par le ton sans concession adopté par le prêtre et une volonté de non-compromission avec le régime, que symbolisait le calicot qu'il avait accroché au clocher de son église où était inscrit : « La liberté religieuse où la mort ! » Il diffusa sur Internet de nombreuses déclarations où il revendiquait liberté et totale indépendance pour les diverses religions du Vietnam ainsi que des procès-verbaux où il détaillait concrètement les violations de la liberté religieuse commises par les autorités locales et nationales. A la demande de la Commission sur la liberté religieuse dans le monde du Congrès américain, il fit parvenir à celle-ci deux rapports sur la liberté religieuse au Vietnam. Le 27 février 2001, le P. Ly avait été assigné à résidence dans la paroisse de An Truyên. Le 10 mai, les autorités civiles lui interdisaient de dire la messe. Le 17 mai 2001, 600 agents de la Sûreté vinrent arrêter le prêtre dans son presbytère alors qu'il se préparait à célébrer la messe. Le procès n'eut lieu que cinq mois plus tard en octobre 2001, à Huê. Il fut condamné à quinze ans de prison ferme pour n'avoir pas accompli sa peine de mise en résidence surveillée et avoir saboté la politique de l'unité nationale. Il fut ensuite envoyé dans le nord du Vietnam pour y purger sa peine, une peine qui avait été réduite à dix ans en 2003 et à cinq ans en juin 2004. Il avait été libéré au début du mois de février 2005.
(1) AFP, 21 février 2007
(2) On peut suivre le déroulement de cette campagne à travers la description qui en est faite dans EDA 321, 322, 323, 324, 325, 326, 327, 330, 331, 332, 335, 337, 340
© EDA
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Inde : Les évêques condamnent l'attentat contre le « train de l'amitié »
Entre l'Inde et le Pakistan
ROME, Mercredi 21 février 2007 ( ZENIT.org ) – En Inde, les évêques condamnent l'attentat du « train de l'amitié" entre l'Inde et le Pakistan et invitent à poursuivre les efforts de paix, indique l'agence vaticane Fides .
Une ferme condamnation et des condoléances aux familles des victimes ont été exprimées par la Conférence épiscopale indienne après l'attentat au « train de l'amitié », qui relie l'Inde et le Pakistan. L'Eglise indienne a aussi invité les deux gouvernements à ne pas abandonner le processus de paix, que les terroristes veulent mettre en péril.
« C'est notre conviction que des actes de violence et de destruction de la vie humaine ne pourront jamais être considérés comme des moyens acceptables pour exprimer des plaintes de toute sorte dans la société. Cette violence insensée n'est rien d'autre qu'une manifestation de mépris envers la sacralité de la vie humaine, et doit être arrêtée de toute nos forces » a dit l'archevêque Stanislaus Fernandes, secrétaire général de la Conférence épiscopale indienne (CBCI).
Un communiqué diffusé par la Conférence exprime « de vives condoléances aux familles des victimes » et les assure d'une proximité dans la prière. Le texte affirme : « Nous espérons que cet acte de couardise et de violence ne nuira pas à l'esprit de confiance mutuelle qui a été laborieusement construit les années passées. Les rapports entre l'Inde et le Pakistan doivent atteindre de nouvelles hauteurs : c'est seulement ainsi que l'on pourra garantir la paix et la stabilité dans la région ».
L'attentat a vu l'explosion de deux bombes, suivie d'un incendie, sur un train, le « Samjhauta Express », qui relie Delhi (Inde) avec Lahore (Pakistan). Les engins ont explosé autour de minuit le 18 février tandis que le convoi transitait dans les environs de Panitap, en Inde du Nord-ouest. Le bilan provisoire est de 68 morts et de plus de 50 blessés. L'attentat apparaît comme une tentative d'infliger un coup à la paix retrouvée entre l'Inde et le Pakistan. Le train avait été en effet surnommé « train de l'amitié » et avait été rétabli en 2004, à la suite de la détente des rapports entre les deux puissances nucléaires du sous-continent indien.
ZF07022108
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France : Le diagnostic prénatal « systématique pour ma maladie »
DPI et DPN ou la tentation de l'eugénisme
ROME, Mercredi 21 février 2007 ( ZENIT.org ) – Et si le diagnostic prénatal devenait « systématique pour ma maladie » ? C'est la question que pose aux Parlementaires – français en l'occurrence – cette synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune ( genethique.org ) dans un article qui cite Rostand : « Quand l'habitude sera prise d'éliminer… » le génétiquement incorrect…
Le Monde publie en effet une tribune de Nicolas Journet, scénariste, atteint du syndrome de Marfan. En tant que premier concerné et « en colère », il revient sur les auditions parlementaires du 7 février sur la révision de la loi de bioéthique (cf. synthèse de presse du 08/02/07) et en particulier sur le diagnostic prénatal ou préimplantatoire.
« Aujourd'hui on parle de rendre le diagnostic prénatal systématique pour cette maladie, pour ma maladie », écrit-il. Cette mesure permettra de mieux suivre ces enfants dès leur naissance. « Encore faut-il qu'ils naissent », ajoute Nicolas Journet. « Qui expliquera aux parents que maladie génétique et bonheur ne sont pas des termes antinomiques ? », s'inquiète-t-il. Et pourtant, son itinéraire ne fut pas celui d'un enfant gâté. Du diagnostic de sa maladie, à l'adolescence, sous les « regards de parents impuissants, dépassés, se demandant comment ils ont pu engendrer une telle somme d'imperfections », jusqu'à apprendre à vivre avec et enfin trouver sa place, Nicolas Journet a connu « la honte », « la fuite à l'intérieur de soi ». Au bout du compte, il dit être « très heureux », « bien plus heureux que beaucoup de génétiquement corrects ».
En voulant généraliser le diagnostic prénatal ou préimplantatoire, notre société montre qu'elle « ne veut plus affronter la mort, ne veut plus du hasard », mais qu'elle veut au contraire « contrôler son destin ». « Quitte à sombrer dans l'eugénisme, quitte à renouer avec le nazisme ». En Allemagne, à cause de son histoire, le diagnostic préimplantatoire est interdit. La France devrait en faire de même à moins de se contredire avec sa propre législation. L'article L214-1 du code pénal ne stipule-t-il pas que « le fait de mettre en œuvre une pratique eugénique tendant à l'organisation de la sélection des personnes est puni de trente ans de réclusion criminelle et de 7 500 000 euros d'amende » ? Pour Nicolas Journet, il y a une limite au progrès scientifique : l'éthique.
Jean Rostand l'écrivait déjà : « Quand l'habitude sera prise d'éliminer les monstres, de moindres tares feront figure de monstruosités. De la suppression de l'horrible à celle de l'indésirable, il n'y a qu'un pas... Cette société nettoyée, assainie, cette société sans déchets, sans bavures, où les normaux et les forts bénéficieraient de toutes les ressources qu'absorbent jusqu'ici les anormaux et les faibles, cette société renouerait avec Sparte et ravirait les disciples de Nietzsche, je ne suis pas sûre qu'elle mériterait encore d'être appelée une société humaine ».
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